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Interview de Laurine Estrade (prix du meilleur scénario au Festival de St Maur en 2009)
Publié le 26/04/2012 à 19h25
Depuis plusieurs années, Joinville-le-Pont est partenaire du festival "Sur les pas de mon oncle" de St Maur et offre le prix du scénario. En 2009, le film "Branchés" réalisé par Gautier Dulion a été primé dans cette catégorie. Nous avons voulu nous entretenir avec Laurine Estrade, scénariste de cet exellent court métrage et en savoir plus sur son parcours, ses projets, sa passion pour le cinéma.
Tu as reçu le prix du meilleur scénario au Festival de St Maur en 2009, pour le court métrage "Branchés", ce prix t'a été remis par la ville de Joinville le Pont. Comment t'es venue l'idée d'écrire ce court métrage ?
Branchés est le premier court-métrage réalisé au sein du collectif 1 FILM PAR MOIS 1 FILM PAR NOUS. Nous avions envie de produire des films de façon alternative, sans attendre de financement. De mon côté, j’avais la volonté de raconter une histoire avec des contraintes fortes : un seul lieu et peu de comédiens. Je souhaitais également aborder le thème de la rencontre en utilisant le cadre très commun du métro, mais en l'utilisant dans le contexte d'une société individualiste à l’extrême qui pourrait se situer dans un futur proche. Assez vite, la construction en deux parties s’est imposée comme le reflet de deux pendants de notre société. D’un côté, la vitrine sèche et factuelle que représente un curriculum vitae, de l’autre, l’impudeur avec laquelle nous déversons des faits intimes sur les réseaux sociaux. L’un et l’autre tendent à se confondre : il est commun de demander à quelqu’un qu’on rencontre pour la première fois ce qu’il fait dans la vie, et la réponse est souvent orientée sur le terrain professionnel. Comme si nous n’existions que par le travail.
voir le court métrage :http://www.youtube.com/watch?v=weYvDKE7jC8
Je suis d’une des premières générations à avoir bénéficié des classes « collège au cinéma ». Très nettement, ces années d’initiation ont été pour moi un révélateur. Par la suite, j’en ai fait mon affaire personnelle, contraignant parfois ma mère à me déposer et venir me chercher au cinéma d’Art et d’Essai de ma ville natale, Quimper : Le Chapeau Rouge. Je n’ai jamais été gênée par le fait d’aller seule voir un film… au contraire même, c’étaient mes moments à moi. Naturellement donc, j’ai orienté mes études en fonction de la filière cinéma au lycée puis à l’université. J’ai intégré le master professionnel Cinéma à Paris 1 Panthéon Sorbonne, dont le scénario est l’une des disciplines principales. A la sortie de la formation, j’ai débuté avec une collaboration à l’écriture sur le documentaire Passemerveille,aux côtés du réalisateur Guillaume Massart, issu de la même promotion. J’ai travaillé ensuite sur l'écriture et le montage de son film suivant : Les dragons n’existent pas, un documentaire en compétition lors du Festival Cinéma du Réel 2010. En parallèle, j'ai continué à écrire des courts-métrages de fiction. Demeure, qui a obtenu le prix d’écriture Claude Nougaro en 2009, en fait partie, bien qu’il n’ait jamais été réalisé. En revanche,Branchés, un film né dans le collectif 1 FILM PAR MOIS 1 FILM PAR NOUS a été réalisé par Gautier Dulion. Il a reçu le Prix du meilleur scénario au Festival de Saint Maur 2009.
Est ce que tu es devenue scénariste dans le but de réaliser tes propres films ?
Non, au contraire ! Le pragmatisme que demande l’exercice de la réalisation paralysait mon imaginaire. J’ai donc eu besoin de me dire que je voulais seulement écrire, et confier la réalisation à d’autres. Mais aujourd’hui, si je sens qu’un projet, parce qu’il m’est personnel, nécessite que je l’accompagne jusqu’au bout, je fonce. Je reconnais cependant avoir davantage d’appréhension en ce qui concerne la fiction. Diriger des acteurs ne s’improvise pas !
Comment choisis-tu tes projets, documentaire ou fiction? Quels sont les sujets qui te tiennent à cœur ?
C’est une question complexe. Qu’est-ce qu’il fait que parfois, on s’acharne sur une idée ? Je ne saurai le dire. L’envie ne se justifie pas. Quoiqu’il en soit, si je passe en revue les histoires de mes scénarios, qu’elles appartiennent au documentaire ou à la fiction, je peux facilement déduire que la thématique sociale est au cœur de mes préoccupations. Le rapport à l’autre et à l’ordinaire également. Qu’est-ce qui mérite, dans la banalité de nos vies, même les plus misérables, d’être porté à l’écran, d’être vu aux yeux de tous ?
Tu es très impliquée dans le secteur cinématographique, par le passé en tant que rédactrice du webzine Critikat, et aussi en tant que présidente du collectif 1filmparmois1filmparnous, quel est l'objectif de ce dernier ?
Je n’écris plus pour Critikat depuis un an. C’est à peu près à la même période que j’ai passé la main à la présidence du collectif, même si je suis toujours adhérente de l’association. Ces choix m’ont permis de me concentrer sur le projet documentaire que je réalise actuellement. A l'origine, 1 FILM PAR MOIS 1 FILM PAR NOUS est porté par l'ambition de réaliser des courts-métrages en dehors du système de production classique, et donc plus rapidement, afin de pouvoir s’emparer de sujets d’actualité, plus ou moins brûlants. C’est par exemple le cas de deux documentaires, l'un portant sur une troupe de théâtre de travailleurs sans papiers, l'autre sur les galères du logement parisien.
Quels sont tes projets en cours? "L'enfant dans l'arbre" est en cours de réalisation n'est ce pas?
Tout à fait. Je tourne actuellement dans une école primaire de PerpignanL’Enfant dans l’arbre co-produit par Triptyque Films et France 3. Le tournage dure deux mois et demi en huis-clos dans l’école. C’est une expérience intense et inédite : même si plusieurs repérages m’avaient déjà permis de m’immerger dans le lieu, le luxe du temps de tournage nous permet, à l’équipe et à moi-même, de travailler dans de très bonnes conditions.
Comment t'es venue la passion du cinéma? Un film en particulier? Comment est née cette passion du cinéma? Un film? Une scène?....
Je reviens à « Collège au Cinéma », la boucle est bouclée. J’ai été très marquée par les films que j’ai vus durant ce programme. Je garde un souvenir fort de Raining Stones, de Ken Loach. Je revois précisément l’image de la fillette en robe de communion courant sous la pluie.
Pour toi les films de l'année 2011?
Aïe, je n’aime pas trop faire des top 10, même si pourtant je consigne dans un cahier tous les films que je vois en salle… Mais s’il fallait que j’en cite un : Tomboy de Céline Sciamma. J’admire beaucoup son travail : la force de ses sujets, l’épure de ses scénarios et sa mise en scène lumineuse.
Photographie / Jean-Baptiste Bonnet
Cheval de Guerre
Publié le 05/03/2012 à 10h39
Critique du film "Cheval de guerre" de Steven Spielberg, par Nathalie Bonhomme
Cheval de guerre a tout du film romanesque et enchanteur, capable de conquérir les cœurs des grands comme des petits, mais il prêche par un trop plein de bons sentiments (suite...)
On attendait de Spielberg, grand artificier du cinéma, une adaptation plus convaincante et mature du roman jeunesse de Michael Morpurgo. D'autant plus quant on connaît un peu l'homme et que l'on sait que ses thèmes privilégiés se regroupent dans ce film (la guerre, l'amitié...). Malheureusement, Spielberg se contente de capturer de belles images sans leur apporter un fond de véracité. Les batailles, les tranchées, sont de simples prétextes pour tirer des larmes aux spectateurs. Spielberg le reconnaît volontiers lui-même, la première guerre mondiale il n'y connaît pas grand chose. Cependant, son goût du spectacle et des grands effets lui permettent quelques fois d'atteindre une certaine poésie. On retiendra la charge inutile et désespérée des anglais contre les mitraillettes de allemands et, bien sûr, le galop de Joey à travers les tranchées, sous une pluie d'obus.
La Dame de Fer
Publié le 05/03/2012 à 10h33
Alors que pendant des années le Thatchérisme a été critiqué et dénoncé par les cinéastes (Ken Loach en tête), la réalisatrice prend ici le parti de faire de son personnage -la Dame de fer, tout de même-, une vieille femme profondément perturbée par le deuil de son mari (Jim Broadbent, excellent dans le rôle du fanfaron, malgré la vanité de son rôle) qui se remémore certains événements de sa vie.
CinéDuo
Publié le 12/02/2012 à 15h00
A l’occasion de la Saint Valentin, Joinville le Pont rend hommage aux amoureux le dimanche 12 février à 15h00 au Cinéma à l’occasion d’un CinéDuo : 2 films, une ambiance (décoration, déclarations d'amour enregistrées par le public, petite restauration et des surprises). TARIF : 5 €, Renseignements : 01 49 76 60 10
(suite....)
- L’Arnacoeur de Pascal Chaumeil avec Romain Duris et Vanessa Paradis
La comédie romantique de l’année 2010, pétillante d’humour, d’originalité et de fantaisie. A savourer entre amoureux ou en famille.
- PS : I Love you de Richard LaGravenese avec Hilary Swank et Gérard Butler
Les paysages irlandais, la musique et l'amour seront les maîtres mots de ce film touchant interprété par Hilary Swank (Million Dollard Baby), digne héritière des stars du vieil Hollywood.
2011 : une renaissance du Cinéma de Joinville-le-Pont
Publié le 18/01/2012 à 10h49
L’année 2011 aura été une excellente année pour le cinéma, tant sur le plan national mais également à Joinville-le-Pont ou le cinéma aura accueilli 14 916 spectateurs au cours de l’année, soit 80 personnes en moyenne !
Lorsqu’on regarde les chiffres, le cinéma français se porte bien à l’instar d’Intouchables qui a fait un carton absolu y compris sur Joinville avec 926 entrées, suivi de la Guerre des Boutons (630 entrées), Rien à déclarer (485 entrées) et Les Femmes du 6ème étage (471 entrées)
(suite...)
Le cinéma américain n’est pas en reste puisque Les aventures de Tintin de Spielberg est le second film le plus vu à Joinville avec 678 spectateurs !
Il y eu quelques belles surprises sur des films d’auteurs à la fois exigeant et ambitieux. : 400 spectateurs pour The Artist et Polisse. Mais aussi sur le chef d'oeuvre de Nanni Morreti « Habemus Papam » en version originale qui aura attiré plus de 200 spectateurs.
La fidélité des plus jeunes au cinéma est toujours des plus remarquable, que ce soit pour « Un monstre à Paris » (425 entrées) qui détrône les blockbusters « Rio » et « Cars 2 » qui a eux deux comptabilise plus de 400 entrées !! Une nouvelle preuve que le cinéma français est le grand gagnant de cette année 2011 à Joinville le Pont.
Carnage
Publié le 26/12/2011 à 17h57
Critique du film "Carnage" de Roman Polansky, par Nathalie Bonhomme
Adapté d'une pièce de Yasmina Reza (Le Dieu du carnage, joué en 2008 au théâtre Antoine), Roman Polanski réalise un film délicieusement méchant ... (suite)
Adapté d'une pièce de Yasmina Reza (Le Dieu du carnage, joué en 2008 au théâtre Antoine), Roman Polanski réalise un film délicieusement méchant après l'excellent The Ghost Writer.
Carnage, huis clos dans un appartement de Brooklyn, prend comme point de départ une bagarre entre deux enfants qui finissent pas y perdre des dents. Les parents se donnent rendez-vous pour régler leur différent... Cependant les Longtreet (Jodie Foster et John C. Reily) et les Cowen (respectivement joués par Kate Winslet et Christoph Waltz) vont se retrouver dans une situation qu'ils n'avaient pas prévu et vont se retrouver enfermés malgré eux les uns avec les autres. Si la courtoisie est de rigueur au début de l'entrevue et que chacun se tient civilisé avec l'autre, le dieu du carnage n'est jamais bien loin et les masques finissent par voler.
Polanski arrive à jouer aussi bien avec les nerfs de ses personnages qu'avec ceux des spectateurs. S'amusant, de façon plutôt sadique, à faire varier le ton de la conversation et à l'allonger le plus possible, le réalisateur nous rend progressivement claustrophobe. Mais l'effet boule de neige étant ce qu'il est, les égos vont finir par exploser et les personnages se libérer de leurs carcans.
Un film jouissif.
The Lady
Publié le 26/12/2011 à 17h53
Critique du film "The Lady" de Luc Besson, par Nathalie Bonhomme
Luc Besson, que l'on avait laissé avec les Minimoys, revient avec The Lady. Réalisateur attaché aux grandes figures féminines... (suite)
Luc Besson, que l'on avait laissé avec les Minimoys, revient avec The Lady. Réalisateur attaché aux grandes figures féminines, qu'elles soient réelles (Jeanne d'Arc) ou fictives (Nikita), il dresse ici le portrait d'Aung San Suu Kyi (Michelle Yeoh), grand symbole de l'opposition pacifique à la junte militaire de Birmanie et prix Nobel de la paix en 1991. Besson avait de quoi réaliser un biopic de choix, audacieux, puissant et complexe, mais il passe à côté de son sujet et oublie de porter à l'écran toute la force et l'universalité du combat d'Aung San Suu Kyi.
Il affiche, dès les premières minute du film, une volonté impressionnante de simplifier son message. The Lady, suite de belles images creuses, ne saisit jamais l'occasion de traiter les thèmes chers à la Dame et préfère se centrer sur celui du drame familial. Alors qu'elle n'est encore qu'une petite fille, le père de Suu, déjà leader de la libération, lui dresse un portrait de la Birmanie qui résume assez bien le propos du film. Il en décrit les beautés et le charme mais aussi son extrême pauvreté et les violences subies par le peuple. Ces images simples, et honnêtes, jalonnent le récit sans jamais pour autant insuffler à la cause d'Aung San Suu Kyi son caractère nécessaire ou urgent. On peine à comprendre les motifs de son engagement ou ce pour quoi elle se bat et Luc Besson n'y fait jamais allusion. Cet handicap, avec lequel part le spectateur qui ne connait rien de la Dame, ne permet pas de s'attrister réellement. On ne ressent pas la difficulté de ses choix même si l'excellent casting du film (David Thewlis, véritable héros du film) fait tout son possible pour donner vie et corps à son drame.
Nuit Blanche Speciale Noël
Publié le 17/12/2011 à 20h30
3ème édition de la "Nuit Blanche" sur le thème de Noël
"Pour sa troisième édition, le cinéma de Joinville le Pont vous fait découvrir ou redécouvrir toutes la magie de Noël autour de 4 films cultes, magicien et animations photos. Venez partager un moment convivial, magique et gourmand autour d'un buffet avec boissons chaudes et chocolats pour un tarif unique de 5 €
Les films au programme :
"A la croisée des Mondes : la bousole d'or"
"Le Grinch"
"Le drole de Noël de Scrooge"
"L'étange Noël de Monsieur Jack"
Les Pirates ! Bons à rien, Mauvais en tout
Avengers
