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CAMILLE CLAUDEL 1915

Publié dans Critiques de films

Publié le 22/03/2013 à 16h23

CAMILLE CLAUDEL 1915

Critique du film par Boris Doussy

Bien loin du Spring Break d'Harmony Korine, nous voici à présent à Montfavet, près d'Avignon et plus précisemment dans une institution religieuse, l'asile d'aliénés de Montdevergues avec Camille Claudel.

 

Pour son dernier film donc, Bruno Dumont (L'Humanité, Hors Satan) met en scène la grande sculptrice internée par sa famille pour troubles mentaux. Le point de départ du film fût une proposition de Juliette Binoche au réalisateur et le hasard fît qu'il était en train de lire une histoire de Camille et Paul.

 

Comme souvent dans tout les films de Bruno Dumont, la proximité avec le spectateur est d'une telle intensité qu'elle n'est pas très rassurante à priori, comme si nous avions une responsabilité. Et dès les premières images, partagé entre le sentiment d'être confronté entre deux univers antinomiques, il faut un peu de temps avant de voir Camille s'incarner sous les traits de Juliette Binoche. Mais si l'on adhère à la promesse du film, à la force du personnage de Camille, alors nous aurons le privilège de porter l'actrice, la soutenir et la voir se reveler dans son plus beaux rôle.

 

C'est tout le miracle de beaucoup de film de Bruno Dumont qui parle de ses héros comme des «naufragés des affects". Et à l'instar d'un Maurice Pialat ou d'un Robert Bresson, aucun autre de cinéaste n'a su saisir dans une nature douloureuse, voire tragique un mystère et une puissance touché par la grâce.

 

Le personnage de Camille Claudel s'inscrit donc naturellement dans la mythologie du cinéaste et particulièrement cet épisode de sa vie où elle a cessé de sculpter. Après Rodin donc, 20 ans plus tard même... il n'y avait plus d'amour pour liberer sa création. En se censurant, elle contient donc son œuvre de peur qu'elle ne soit trahi, qu'elle ne lui échappe encore.

 

Là encore le cinéaste imagine son film comme un peintre, sans pour autant faire de ses plans des tableaux, mais pour inviter le spectateur à plus de contemplation, de reflexion . En mettant en scène de véritables malades mentaux, de véritables soignantes, non par coqueterie mais par soucis de vérité, il nous vient des images des tableaux de James Ensor ou des gravures de Goya... et Camille abandonnée à cette horreur mais toujours animé par l'espérance : sortir de cet enfer peut être grâce à son frère Paul qui va lui rendre visite.

 

Paul est également un artiste, un écrivain animé du même génie que sa sœur probablement mais qui a su se proteger de la passion et de la folie en se convertissant, pense t il. Coincé entre une éducation bourgeoise, austère et son admiration pour Rimbaud, Paul, capable de grands discours poétiques et philosophiques sur la vie, la spiritualité est dépassé par le cas de sa sœur et n'a d'autre choix que de la laisser au sort que Dieu lui aurait inspiré. La seule chose qu'il peut faire est de lui rendre visite et il le fera jusqu'à la fin de sa vie.

 

Tout ceci fait de « Camille Claudel 1915 » un film magnifique, pudique, humble et pur.
 

 
 

HOTEL TRANSYLVANNIE

Publié dans Critiques de films

Publié le 22/02/2013 à 14h33

HOTEL TRANSYLVANNIE

Critique du film par Claire Dicianni

Dracula n'est plus ce qu'il était : terminée l'époque où il battait la campagne pour mordre des gorges palpitantes de sang chaud. Le plus célèbre des vampires n'a plus qu'une seule préoccupation en tête : Mavis, sa fille adorée, sa sublime canine, sa varice, son orange sanguine, qu'il veut à tout prix protéger... des humains ! D'où son projet d'hôtel isolé et impossible d'accès aux humains, qui permettra à son enfant d'être en sécurité, mais aussi à tous les monstres de la planète quand ils se sentent fatigués de se cacher. Mavis grandi, enfermée dans ce gigantesque manoir, ne rêvant que d'une seule chose : découvrir le dehors. Le jour de ses cent dix-huit ans, son père invite les habitués de l'hôtel pour une grande fête. Tout se déroule à merveille, jusqu'à ce que Jonathan, un jeune humain cool et baroudeur, débarque au manoir. Afin d'éviter la catastrophe, Dracula doit le faire passer pour un monstre, le temps de trouver un moyen de s'en débarrasser...

En plus de cet alléchant postulat de départ - qui rappelle celui de Monstres et Compagnie, où les monstres ont autant peur des enfants (si ce n'est plus) que les enfants ont peur d'eux - le studio Sony Pictures Animation nous offre une floppée de personnages qui fleurent bon la grande époque du cartoon. Rien d'étonnant à cela, puisque Genndy Tartakovsky, le réalisateur, a été nourri toute son enfance à Tex Avery, Chuck Jones, Tom et Jerry ou encore Popeye (qui est d'ailleurs le prochain projet du studio). On retrouve l'atmosphère des vieux cartoons dans les dessins des personnages, la narration et l'humour. Dracula en est l'exemple le plus parlant. Ses expressions, sa façon de se mouvoir, ses mouvements, tout cela participe à sa caractérisation, mais surtout à son côté comique. Il en va de même pour les autres monstres ( le loup-garou est excellent en père de famille dépassé) et pour Jonathan, le jeune humain. La galerie de créatures qui apparaît dans le film est très variée, et bourrée de références que les amateurs de films de monstres se régaleront à repérer.

Au-delà du côté plastique très réussi du film, Hôtel Transylvanie aborde un certain nombre de sujets qui sont loin d'être innovants : la peur maladive de la différence qui engendre la violence, le choc des générations, la figure du père trop protecteur qui refuse de voir sa fille grandir et partir, le tout assaisonné de bons sentiments. Il ne faut pas se mentir, tout cela a déjà été traité maintes fois. Mais ce n'est pas une raison pour aborder ce genre de films en étant blasé - il n'y a rien de pire. Certes Hôtel Transylvanie n'a rien de novateur dans son fond ; il en va autrement pour sa forme ! En plus de ce que nous avons décrit plus haut, le fait que l'intrigue se déroule au sein d'une communauté atypique car monstrueuse entraîne un décalage savoureux, qui rend les situations plus drôles et plus touchantes (Dracula est tout simplement craquant en papa inquiet pour sa fille).

Juste un conseil pour les grands enfants (et les grands tout court) : préférez la VO à la VF, qui peut laisser à désirer, notamment pour les chansons...

 
 

La Nuit des Super-Héros à Joinville-le-Pont

Publié dans Evènement

Publié le 30/11/2012 à 10h30

La Nuit des Super-Héros à Joinville-le-Pont

Le 15 décembre 2012 à 20h30, Iron Man, Spiderman, Thor ou les X-Men... vous donne rendez vous pour une nouvelle Nuit Blanche. Le cinéma de la Scène Prévert vous propose de les (re)découvrir à l'occasion de cette nouvelle édition Buffet et animations sont également au programme de cette soirée.
Au programme, 4 films :


IRON MAN 2 de Jon Favreau

The Amazing Spiderman de Marc Webb

Thor de Kenneth Branagh

X-Men, le commencement de Matthew Vaughn

 
 

Joinville passe au cinéma numérique pour la rentrée 2012

Publié dans Evènement

Publié le 05/09/2012 à 13h03

Dès cet été, le cinéma de la Scène Prévert va être équipé d’un projecteur numérique et d’une nouvelle chaîne de son, offrant au spectateur le confort inégalable du cinéma du 21ème siècle.

Le cinéma numérique est une réalité pour la majorité des salles de cinéma, l’industrie du film ne fournissant quasiment plus de bobine pour les traditionnels projecteurs 35 mm. Dès cet été, le cinéma de la Scène Prévert va donc être équipé d’un projecteur numérique et d’une nouvelle chaîne de son, offrant au spectateur le confort inégalable du cinéma du 21ème siècle.

Un siècle après son invention le cinéma connaît, depuis quelques années, l’une de ses révolutions les plus profondes. Sous l’impulsion de l’industrie cinématographique américaine, la nécessité de se mettre au numérique s’est fait de plus en plus pressante au point qu’aujourd’hui, les films ne sont plus distribués qu’en numérique, obligeant l’ensemble des diffuseurs, multiplex et cinéma de quartier, à s’équiper.
La transition technologique a commencé du côté des réalisateurs, avec la généralisation de caméras numériques. Les distributeurs, qui fournissent aux salles les copies des films, au vu des avantages économiques liés au support numérique, s’y sont vite convertis. Technologie avancée et prix en baisse ont signé la mort de la pellicule.

Image et Son du 21ème siècle, mais tarif inchangé

Loin des luttes picrocholines entre nostalgiques de la bobine et adeptes du numérique, Joinville passe au numérique. Le maire, Olivier Dosne, confirme : « Le cinéma fonctionne bien, le public est au rendez-vous, il est donc logique d’adapter les installations aux exigences techniques et technologiques de notre époque pour continuer de proposer aux Joinvillais des films récents à un tarif très intéressant ».
Les nostalgiques déploreront la disparition de la bobine, mais les amoureux des salles obscures y trouveront vite leur compte. Le numérique projette une l’image plus claire, plus nette, plus brillante, et diffuse un son incomparable.

 

Pierre Marchadier Maire-adjoint délégué à la culture, à la coopération internationale et au port de plaisance
« Avec le passage du cinéma au numérique, on vit ce qu’il s’est passé avec la photo quand le numérique a supplanté l’argentique. L’industrie du cinéma nous oblige à abandonner la bobine et son projecteur 35 mm. Cela étant, le numérique apporte un confort incomparable aux spectateurs. La loi sur la numérisation des salles de cinéma permet de financer, via des subventions attribuées par le Centre National du Cinéma, permet de financer une grande partie du passage au numérique. La subvention devrait être de l’ordre de 80 000 euros. Elle couvre l’acquisition du projecteur et du serveur. Avec la refonte de la chaîne du son et les divers aménagements nécessaires, le coût total devrait se situer aux environs de 130 000 euros. Le projecteur numérique et la refonte de la chaine du son vont par ailleurs nettement améliorer les spectacles « vivants » que nous proposons tout au long de la saison culturelle. Les travaux vont démarrer à la fin du mois de juillet, la fermeture estivale du cinéma sera simplement avancée au 16 juillet. Les Joinvillais profiteront ainsi dès la rentrée du cinéma numérique. J’ajoute que cette nouveauté n’engendrera aucune augmentation du billet qui reste à 3 euros. »

 

Programmation adaptée et tarif attractif attirent les spectateursEn 2009, le cinéma de Joinville a compté un peu moins de 10 000 spectateurs pour 213 séances, soit 47 cinéphiles par séances. En 2011, avec une programmation modernisée et un tarif attractif, 15 000 amateurs se sont fait « une toile » pour 187 séances, soit 80 spectateurs pour chaque séance. Une progression qui se confirme sur la première moitié de l’année 2012.

 

 
 

Cheval de Guerre

Publié dans Critiques de films

Publié le 05/03/2012 à 10h39

Cheval de Guerre

Critique du film "Cheval de guerre" de Steven Spielberg, par Nathalie Bonhomme

Cheval de guerre a tout du film romanesque et enchanteur, capable de conquérir les cœurs des grands comme des petits, mais il prêche par un trop plein de bons sentiments (suite...)

      On attendait de Spielberg, grand artificier du cinéma, une adaptation plus convaincante et mature du roman jeunesse de Michael Morpurgo. D'autant plus quant on connaît un peu l'homme et que l'on sait que ses thèmes privilégiés se regroupent dans ce film (la guerre, l'amitié...). Malheureusement, Spielberg se contente de capturer de belles images sans leur apporter un fond de véracité. Les batailles, les tranchées, sont de simples prétextes pour tirer des larmes aux spectateurs. Spielberg le reconnaît volontiers lui-même, la première guerre mondiale il n'y connaît pas grand chose. Cependant, son goût du spectacle et des grands effets lui permettent quelques fois d'atteindre une certaine poésie. On retiendra la charge inutile et désespérée des anglais contre les mitraillettes de allemands et, bien sûr, le galop de Joey à travers les tranchées, sous une pluie d'obus.

    Mais c'est bien là tout ce qu'on retirer de ce film qui peine à faire vivre ses personnages autant que son histoire. La tête d'affiche, Jeremy Irvine, est bien trop niais pour être vrai. Quant aux personnages secondaires, ils sont souvent trop pauvres, à peine ébauché (Benedict Cumberbatch, Tom Hiddleston) ou bien trop caricaturales (Niels Astrup en confiturier...).
 
 

La Dame de Fer

Publié dans Critiques de films

Publié le 05/03/2012 à 10h33

La Dame de Fer

 

 

Critique du film "La Dame de Fer" de Phyllida Lloyd, par Nathalie Bonhomme
Dans une veine très anglaise (on se souviendra de la chronique The Queen, de Stephen Frears en 2008) le film de Phyllida Lloyd propose de retracer le parcours d'une des figures les plus emblématiques de l'histoire politique du Royaume Uni (suite...) 

Alors que pendant des années le Thatchérisme a été critiqué et dénoncé par les cinéastes (Ken Loach en tête), la réalisatrice prend ici le parti de faire de son personnage -la Dame de fer, tout de même-, une vieille femme profondément perturbée par le deuil de son mari (Jim Broadbent, excellent dans le rôle du fanfaron, malgré la vanité de son rôle) qui se remémore certains événements de sa vie.

Ses souvenirs, qui surgissent par le biais de petits objets ou de fantômes, sont amenés dans le récit de façon si aléatoire qu'on ne
comprend pas très bien où la réalisatrice veut nous emmener ; bien qu'ils aient le mérite de dresser un rapide portrait de Margaret Thatcher pour qui ne la connaîtrait pas encore... Cependant, aborder cette immense figure politique, ordinairement détestée de ses compatriotes, sous le prisme de ses relations familiales ne permet pas à Phyllida Lloyd d'être incisive, ni même un tant soit peu critique sur son sujet. Le vernis avec lequel elle recouvre les rares images de contestation et de manifestation de son film, empêche le spectateur de se faire sa propre vision du personnage, forcément biaisée. Cette absence de réflexion et de recul de la cinéaste sur son sujet, fait de la Dame de fer un film sympathique mais inconséquent, à prendre avec des pincettes.
 
   On retiendra surtout la performance des acteurs et en particulier celle de Meryl Streep, dont le talent reste intact d'un film à un autre. Ici, le maquillage est bluffant et l'imitation presque parfaite.
 
   Presque.
 
 

2011 : une renaissance du Cinéma de Joinville-le-Pont

Publié dans Article

Publié le 18/01/2012 à 10h49

2011 : une renaissance du Cinéma de Joinville-le-Pont

L’année 2011 aura été une excellente année pour le cinéma, tant sur le plan national mais également à Joinville-le-Pont ou le cinéma aura accueilli 14 916 spectateurs au cours de l’année, soit 80 personnes en moyenne !

Lorsqu’on regarde les chiffres, le cinéma français se porte bien à l’instar d’Intouchables qui a fait un carton absolu y compris sur Joinville avec 926 entrées, suivi de la Guerre des Boutons (630 entrées), Rien à déclarer (485 entrées) et Les Femmes du 6ème étage (471 entrées)

(suite...)

Le cinéma américain n’est pas en reste puisque Les aventures de Tintin de Spielberg est le second film le plus vu à Joinville avec 678 spectateurs !

Il y eu quelques belles surprises sur des films d’auteurs à la fois exigeant et ambitieux. : 400 spectateurs pour The Artist et Polisse. Mais aussi sur le chef d'oeuvre de Nanni Morreti « Habemus Papam » en version originale qui aura attiré plus de 200 spectateurs.

La fidélité des plus jeunes au cinéma est toujours des plus remarquable, que ce soit pour « Un monstre à Paris » (425 entrées) qui détrône les blockbusters « Rio » et « Cars 2 » qui a eux deux comptabilise plus de 400 entrées !! Une nouvelle preuve que le cinéma français est le grand gagnant de cette année 2011 à Joinville le Pont.

 
 

Carnage

Publié dans Critiques de films

Publié le 26/12/2011 à 17h57

Carnage

Critique du film "Carnage" de Roman Polansky, par Nathalie Bonhomme

Adapté d'une pièce de Yasmina Reza (Le Dieu du carnage, joué en 2008 au théâtre Antoine), Roman Polanski réalise un film délicieusement méchant ... (suite)

Adapté d'une pièce de Yasmina Reza (Le Dieu du carnage, joué en 2008 au théâtre Antoine), Roman Polanski réalise un film délicieusement méchant après l'excellent The Ghost Writer.

Carnage, huis clos dans un appartement de Brooklyn, prend comme point de départ une bagarre entre deux enfants qui finissent pas y perdre des dents. Les parents se donnent rendez-vous pour régler leur différent... Cependant les Longtreet (Jodie Foster et John C. Reily) et les Cowen (respectivement joués par Kate Winslet et Christoph Waltz) vont se retrouver dans une situation qu'ils n'avaient pas prévu et vont se retrouver enfermés malgré eux les uns avec les autres. Si la courtoisie est de rigueur au début de l'entrevue et que chacun se tient civilisé avec l'autre, le dieu du carnage n'est jamais bien loin et les masques finissent par voler.

Polanski arrive à jouer aussi bien avec les nerfs de ses personnages qu'avec ceux des spectateurs. S'amusant, de façon plutôt sadique, à faire varier le ton de la conversation et à l'allonger le plus possible, le réalisateur nous rend progressivement claustrophobe. Mais l'effet boule de neige étant ce qu'il est, les égos vont finir par exploser et les personnages se libérer de leurs carcans.

Un film jouissif.


 

 
 

The Lady

Publié dans Critiques de films

Publié le 26/12/2011 à 17h53

The Lady

Critique du film "The Lady" de Luc Besson, par Nathalie Bonhomme

Luc Besson, que l'on avait laissé avec les Minimoys, revient avec The Lady. Réalisateur attaché aux grandes figures féminines... (suite)

Luc Besson, que l'on avait laissé avec les Minimoys, revient avec The Lady. Réalisateur attaché aux grandes figures féminines, qu'elles soient réelles (Jeanne d'Arc) ou fictives (Nikita), il dresse ici le portrait d'Aung San Suu Kyi (Michelle Yeoh), grand symbole de l'opposition pacifique à la junte militaire de Birmanie et prix Nobel de la paix en 1991. Besson avait de quoi réaliser un biopic de choix, audacieux, puissant et complexe, mais il passe à côté de son sujet et oublie de porter à l'écran toute la force et l'universalité du combat d'Aung San Suu Kyi.

Il affiche, dès les premières minute du film, une volonté impressionnante de simplifier son message. The Lady, suite de belles images creuses, ne saisit jamais l'occasion de traiter les thèmes chers à la Dame et préfère se centrer sur celui du drame familial. Alors qu'elle n'est encore qu'une petite fille, le père de Suu, déjà leader de la libération, lui dresse un portrait de la Birmanie qui résume assez bien le propos du film. Il en décrit les beautés et le charme mais aussi son extrême pauvreté et les violences subies par le peuple. Ces images simples, et honnêtes, jalonnent le récit sans jamais pour autant insuffler à la cause d'Aung San Suu Kyi son caractère nécessaire ou urgent. On peine à comprendre les motifs de son engagement ou ce pour quoi elle se bat et Luc Besson n'y fait jamais allusion. Cet handicap, avec lequel part le spectateur qui ne connait rien de la Dame, ne permet pas de s'attrister réellement. On ne ressent pas la difficulté de ses choix même si l'excellent casting du film (David Thewlis, véritable héros du film) fait tout son possible pour donner vie et corps à son drame.


 

 
 

Nuit Blanche Speciale Noël

Publié dans Evènement

Publié le 17/12/2011 à 20h30

Nuit Blanche Speciale Noël

3ème édition de la "Nuit Blanche" sur le thème de Noël

"Pour sa troisième édition, le cinéma de Joinville le Pont vous fait découvrir ou redécouvrir toutes la magie de Noël autour de 4 films cultes, magicien et animations photos. Venez partager un moment convivial, magique et gourmand autour d'un buffet avec boissons chaudes et chocolats pour un tarif unique de 5 €

Les films au programme :
"A la croisée des Mondes : la bousole d'or"
"Le Grinch"
"Le drole de Noël de Scrooge"
"L'étange Noël de Monsieur Jack"